Chronique

VEXXILUM - UNUM / Limb Music 2015

Pour son troisième album, les italiens kiltés de VEXILLUM mettent les petits plats dans les grands. Après une grosse tournée en ouverture de Luca Turilli’s Rhapsody, puis pour Freedom Call pour la promotion de leur album « The Bivouac », la bande à Dario s’est empressée de composer et de rentrer en studio pour nous sortir ce disque, composé d’une pléiade d’invités, que nous allons très rapidement découvrir.

Comme leur style musical le conçoit, il y a la traditionnelle intro incluse dans le titre « The departure – Blown away the ashes », épique et narrée, nous plongeant dans ce concept album à l’ambiance montant en puissance lentement mais surement juste avant de nous plonger dans un mid tempo envolé qui met les choses au clair : de la maturité a été prise, la qualité de la production améliorée ; et cela fait plaisir. S’en suit le premier single (et clip vidéo, ndlr) nommé « The jester – over the clouds » qui se voit agrémenté d’un duo avec Chris Bay de Freedom Call. Puissant, rapide et déjanté, cette alliance vocale et musicale est diablement prenante. L’influence musicale de Freedom Call est certes présente mais la pate des italiens prend largement le dessus et nous démontre clairement qu’ils comptent bien marquer les esprits. Comme si cela ne suffisait pas, « The Sentenced : fire and blood » débarque en trombe et cette fois-ci c’est un autre grand nom du metal qui vient poser sa voix et dynamiter le tout. Il s’agit de Hansi Kursch de Blind Guardian, qui il faut le dire fait la différence et donne une dimension encore plus saisissante à ce titre déjà bien clinquant et prenant qui alterne passages racés et autres plus posés et pagans, et un solo guitare d’enfer.
Histoire d’enfoncer le clou une fois de plus, « Lady Thief – what we are », titre envolé et plus léger mais tout autant mélodique, introduit un nouveau chanteur, en la personne de Maxi Nil de Jaded Star. Un duo qui fait encore mouche et qui continue de faire monter la pression, surtout avec ce refrain unificateur et chantant qui fera son effet sur scène. On ne va pas en rester là bien évidemment. Pour enfoncer le clou une dernière fois niveau invités, voilà que Mark Boals débarque sur « The Hermit – Through the mirror », léger et emprunt de cette ambiance folk racée. Un style auquel s’adapte parfaitement Mark et nous délivre une performance saisissante lors de ce duo avec Dario. Ce dernier qui lors du refrain nous surprend de par son travail vocal, qui a bien évolué depuis « The Bivouac ».

Finis les invités, retour au combo purement italien maintenant et cela se passe avec « The way back – The clash within ». Intro posée avec des chœurs, et soudainement le tout explose pour nous plonger dans un folk power metal de haute volée, montrant et confirmant que même sans les invités, le groupe fait du bon et nous donne là un morceau percutant et dansant qui risque d’entrainer nombre de pogos dans la salle si ce dernier est joué en concert. Ambiance folk et un peu plus guillerette cette fois-ci pour « The true beginning – standing as one » qui reste quand même énergique et épique entre violon, batterie martelée et chœurs guerriers pour un semble énorme avec un break au milieu du titre inattendu et prenant.
S’en suit maintenant deux reprises. La première est celle Tazenda et de son titre « Spunta la luna dal monte », légère et berçante, qui s’embrase soudainement pour nous offrir un power folk metal bien sympathique. La seconde reprise, et dernier titre de l’album est « Run runaway » de Slade. Un final grandiose où le morceau joyeux se voit être boosté et blasté tout en gardant l’esprit et l’ambiance d’origine.

Conclusion : quelle bonne surprise qu’est cet album ! Les italiens ont pris en maturité, ont travaillé au niveau de la production et nous délivrent là un album qui risque de marquer, et ce très certainement, un virage important dans leur carrière.
 
Critique : Lionel
Note : 8.5/10
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