Chronique

METAL CHURCH – A LIGHT IN THE DARK / SPV STEAMHAMMER 2006

A peine deux ans après un bien sympathique ‘The weight of the world’ qui fêtait les 20 ans d’existence du combo, les américains nous reviennent donc avec leur nouvel opus qui fête les 20 ans de la sortie de leur 1er album : ‘The dark’.A noter: un dernier changement avec l’arrivée du grand Jeff Plate (Savatage) derrière la batterie. On débute par la titre track « The light in the dark » qui part sur de bonnes bases à savoir un heavy metal pur souche comme on le connait de la part de l’église du métal.Ronny Munroe toujours au chant, assure, et on sent que le groupe à appris à se connaître durant la grosse tournée d’entre les albums. Jeff lui, fait étal de son talent dans un jeu carré puissant et fluide. On poursuit avec « Beyond all reason » et son intro qui monte en puissance. Un bon titre bien heavy qui fait plaisir. On sent quand même que le groupe ne cherche pas à faire de la figuration car ça sent bon le métal d’antan. Les solos de la paire Kurdt Vanderhoof / Jay Reynolds sonnent bien sans être des bijoux de technique.« Mirror of lies » accélère le rythme et décape grave. Il est bon d’avoir cette nostalgie des 80’s en écoutant ces titres, même si je trouve qu’il manque un petit quelque chose pour les faire sonner mieux. Au final, un titre qui envoie bien des pieds et qui fait bien plaisir.     Petite intro calme avec « Disappear » qui nous plonge dans une ambiance sympa avant de donner dans le gros métal un peu à la Megadeth. Quelle bonne patate, un bon riff une bonne voix . Il m'a semblé replonger 20 ans en arrière en plein ‘Power of the night’ de Savatage tant la voix de Ronny sonne par moment comme celle de Jon Oliva. Petite accélération bien sentie et grand moment à passer. Encore un riff bien nostalgique que n’aurait pas renié un certain Dave Mustaine pour « The believer » puis la suite rappellerait plus un Saxon, calme, posée avec une grosse basse et quelques rafales de guitare un peu à la ‘The eagle has landed’. Un long solo calme continue cette longue pièce musicale bien sympa. « The temple of the seas » débute là comme une ballade : guitare acoustique, violon en fond, voix ultra posée, tout  pour y croire. Et on retrouve quoi après? et bien , un bon riff heavy qui fera le plaisir des apprentis métalleux, la suite pourtant calme avec toujours cette guitare sèche mais plus de rythme accompagne ce couplet. Le refrain reprend le bon riff du début. Un titre hyper mélodique qui me rappelle dans un certain sens le ‘Children of the sea’ de Black Sabbath. Cette pièce épique nous donne droit à un passage presque médiéval très Madenien, qui fait bien plaisir, le solo passe bien et on continue jusqu'à la fin :9’45 de bonheur. On continue pour un métal plus couillu  avec « Pill for the kill » qui une nouvelle fois me fait penser à du grand Savatage (l’effet Jeff Plate ?). simple et ultra efficace, un titre qui va faire de l’effet en live. « Son of the son » poursuit dans la même veine à savoir un heavy métal bien cool, presque happy, qui lui aussi sera bien sentie en live. Début calme avec « More than your master » puis un riff métal bien empreint de toute son histoire arrive, un mid-tempo comme on les aime pas trop lourd, rythmé ce qu'il faut et mélodique. Dernier nouveau titre avec « Blinded by lie » qui reprend les accélérations bien métal. Rien de plus à rajouter que précédemment, toujours bien fait nostalgique à souhait, avec malheureusement ce petit plus qui manque et qui ferait la différence. Place maintenant à un hommage avec la reprise de « Watch the children pray » extraite du premier album de Metal Church, pour le regretté David Wayne. Un geste simple et joli pour un artiste gravé à jamais dans le cœur des fans du combo.  Conclusion : à l’instar de son prédécesseur ce ‘A light in the dark’ ne révolutionnera rien mais fera un grand plaisir au fans du groupe qui tiennent là encore un bon album de heavy métal 80’
 
Critique : Guillaume
Note : 7/10
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