Chronique

FREDERIKSEN & DENANDER - BAPTISM BY FIRE / Frontiers Records 2007

Comme leurs noms l’indiquent, Frederiksen et Denander sont les instigateurs de ce « Baptism By Fire ». Tous les fans d’AOR et autre rock mélodique auront reconnu les gaillards. En effet, Dennis « Fergie » Frederiksen et Tommy Denander sont des pointures. Pour les néophytes, sachez que Fergie a été la voix de l’album « Isolation » du groupe TOTO et que Tommy Denander compte pas moins de 1 000 (!) albums à son actif en plus de son Radioactive. En participation certes, mais il a tout de même joué avec de grands artistes, tels que Eric Clapton, Eddie Van Halen, Jimmy Page ou également des membres de TOTO. Cela force tout de même le respect. A savoir maintenant si la mayonnaise a pris ou si au contraire cet album n’est qu’un feu de paille.

Je préfère être clair avec vous d’entrée, je ne suis pas un fin gourmet, mais je sais apprécier une bonne mayonnaise. Et c’est le cas avec ce très bon album de rock mélodique. Le line-up est complété de guests tels que Ricky Phillips (Styx) à la basse, Jim Peterik (Pride Of Lions) à la guitare, Steve Porcaro (ex-TOTO) aux claviers, Michael Thompson (TRW) à la guitare, Eric Z Daniel à la batterie, Thomas Vikstrom et Jan Johansen aux vocaux. Une quasi dream-team dans le style quoi !

Cet album est d’ailleurs tellement abouti qu’exceptionnellement, je ne ferai pas une critique « track by track ». Voici la tracklist :
01. “ Let him go ”
02. “ Right heart ”
03. “ Silver lining ”
04. “ Crossing over ”
05. “ Written in stone ”
06. “ Saving grace ”
07. “ Baptism by fire ”
08. “ Can't get enough ”
09. “ Never try to love again ”
10. “ Dead end ”
11. “ Keep a light on ”
12. “ Left with nothing ”

Aucun temps morts dans cet album et les morceaux rapides (la majorité), voire très rapide (« Saving grace ») côtoient des mid tempo énergiques (« Right heart », « Baptism by fire », « Can’t get enough ») et une ballade enlevée (« Left with nothing »). Les envolées guitaristiques de Tommy Denander and Co. sont de toute beauté et aèrent chaque morceau, tandis que les rythmiques sont très pêchues et les refrains, souvent repris en chœur, sont l’œuvre d’un Fergie qui maîtrise outrageusement son sujet. Tel un slogan footballistique, je ne peux m’empêcher de ne pas le citer, tant il sied très bien à cet album : « que c’est beau un monde qui joue ! ».

Conclusion : Un très bon album d’AOR. Excellemment interprété, là où l’album de TRW (cf. ma critique précédente) semblait stagner et n’apporter rien de bien neuf car trop « facile », ce « Baptism By Fire » surprend et (surtout !) ravit par son énergie et sa fraîcheur. A écouter sans réfléchir juste pour passer un très bon moment
 
Critique : Secret Sfred
Note : 8/10
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