Interview

SYNAPSE (2021) - Sacha (Basse)

Groupe prog Synapse vient de sortir avec « Singularités » un très bon premier album. Entretien avec Sacha, bassiste du groupe.

« Le groupe s’est formé en 2016 c’est cela ? »


« Oui. A la base nous étions un groupe de reprises, de reprises rock. Nous avons assez vite arrêté cela. Nous avons sorti un premier EP « Implulse » en 2019, Thomas est arrivé au chant à ce moment-là et puis nous voici aujourd’hui avec cet album, « 

«Votre musique est clairement prog. »

« Oui c’était déjà le cas avant mais c’était moins marqué. On avait enregistré l’EP sur bande analogique. On voulait un son vintage. Nous avons voulu tester notre musique avec un son plus moderne pour celui-ci. Les références et nos envies ont changé depuis « Impulse ». »

« C’est pour cela que vous n’êtes pas exactement un groupe prog « classique. »

« On voulait un son plus moderne pour ce disque sans aller jusqu’à un truc djent. Mais un son plus lourd, plus metal. Il ne faut pas oublier que le djent est un sous-genre du prog. On a voulu travailler les rythmiques, la lourdeur mais sans faire un véritable album de metal. »

« Vous naviguez entre rock et jazz. »

« On vient du rock mais nous avons une formation jazz. On a ce bagage. Du fait de ces multiples influences il est logique qu’on se retrouve sur le prog. Après le prog, c’est large. On va plus se retrouver dans Dream Theater que dans Yes ou Genesis. »

« Il y a un côté très mélodique dans ce que vous faites. »

« Oui, on met l’accent sur le côté mélodique. Les passages instrumentaux viennent compléter cela. Nous sommes des passionnés. Nous adorons les grands musiciens. En tant que bassiste , j’aime les chansons, donc la mélodie. »

« Il y a un côté onirique dans votre musique. »

« C’est vrai. La compo doit faire voyager. On construit nos morceaux comme des sortes de tableaux musicaux. »

« Vous écoutez tous la même chose dans le groupe ? »

« On a des influences communes. On a grandi avec Metallica, Dream Theater et la scène rock des années 90 : Alice in Chains, les Red Hot, Soundgarden. On aime, dans un registre plus moderne, Gojira. Et puis nous écoutons du jazz aussi. »

« Il y a un côté très orchestré dans le dernier titre de l’album. »

« Tout à fait. On a voulu faire un truc comme ses chansons cachés que l’on trouvait à la fin de certains albums. Ce morceau illustre une facette du groupe que nous voulons exploiter davantage dans le futur. On a envie de développer notre côté orchestral. Il y a un pont avec le classique dans ce morceau. »

« La musique prog est spécialiste des concept-albums. Est-ce que ce disque en est un ? »

« Non, même s’il y a des sujets qui sont reliés entre eux par les paroles. Il y a une thématique anticipation dans le disque, l’interrogation sur ce que sera le monde dans cent ans, une autre sur l’état de la planète. Les changements techniques sont de plus en plus rapides. On s’est mis dans la peau d’un narrateur qui se pose toutes ces questions. »

« Où avez-vous enregistré l’album ? »

« Au studio Axone. Il a été produit par Pierre Danel de Kadinja. »

« Vous allez donner des live bientôt ? »

« On a des concerts calés. On croise les doigts. On cherche des dates. Nous menons notre projet comme si de rien n’était. Il y aura la release de l’album le 11 Janvier prochain au Supersonic à Paris. »

« Vous avez eu de bons retours de l’album. »

« Oui ils sont très bons. Nous sommes hyper contents. On a de bons retours de pays comme le Mexique ou l’Allemagne. C’est très positif et ça fait vraiment plaisir. »
 
Critique : Pierre Arnaud
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