Interview

UNDER THE CONFLICTS (2023) - Groupe (Complet)

Les Vendéens de Under The Conflicts nous avaient sorti un formidable album en 2019 : « Nanar Nation » un disque qui mélangeait musique hard-core et culture de série Z. Programmé cette année sur la Hellstage le groupe a démontré s’il en était encore besoin toute son énergie scénique. On attend le nouvel album avec impatience. Entretien.

« Votre premier album est sorti il y a quatre ans. Votre nouveau sortira à la rentrée ? »


« Nous n’avons pas pu défendre le premier comme on l’aurait voulu à cause du Covid. Il y a eu en plus un changement de line-up donc les choses ont été longues à se faire. Le nouvel album sortira à la rentrée ou début 2024. »

« Il sera dans le même style que le premier ? »

« Oui mais plus hard-core. Dans le premier on mêlait punk hard-core et fun avec des samples de nanars. Le milieu hard-core n’aime pas toujours le côté « délirant » nanar mais nous on adore. »

« Vous êtes ultra fans de nanars ? »

« A fond. »

« Quels styles de nanars ? »

« Des trucs comme « L’Attaque des tomates tueuses » ou « Killer Clowns ». On aime bien Ed Wood qui est devenu un emblème du nanar. On adore la série B comme la série Z. Sur le prochain album il y aura un morceau sur « Virus Cannibale » qui est un film incroyable. Le nanar est une source inépuisable d’inspiration. »

« Vous n’êtes pas pour autant un groupe parodique. »

« Tout à fait. On aime bien Ultra Vomit mais nous n’avons pas pour ambition d’être les Nanowar of Steel ou les Ultra Vomit du hard-core. »

« Le hard-core est souvent engagé. Vous l’êtes mais tout en aimant le fun. »

« C’est une musique engagée très souvent anti-capitaliste. C’est vrai qu’on aime aussi le côté fun des choses et c’est pour cela que nous adorons les nanars. On mêle hard-core et nanars avec grand plaisir. »

« Vous êtes militants ? »

« Oui, nous sommes partenaires de Hard-cores care une asso d’aide aux animaux. C’est une asso qui a été créé aux Etats-Unis. Elle récolte des fonds pour les animaux abandonnés. Nous sommes aussi proches de Sea Shepherd et de la SPA. On a mis notre album en prix libre durant le Hellfest et l’argent récolté allait à Hard-Core cares. »

« Vous n’avez pas une grosse influence metal ? »

« Elle n’était pas très présente sur le premier album. Elle sera plus présente dans le second. Celui-ci aura un côté plus à la Terror/Get The Shot. Mais les fans du premier album pourront encore s’y retrouver. »

« Est-ce que vous n’avez pas eu un peu peur d’être oublié après le premier album vu qu’un second tardait à sortir ? »

« Si. Le premier album est celui de la fraicheur. Le second est celui de la confirmation. On tourne encore avec le premier album. Maintenant nous sommes pressés de présenter le second. »

« Le nouvel album est une auto-prod ? »

« En partie. On a tout fait nous-mêmes mais on va le sortir sur un label. Celui-ci le sortira comme ça si ça lui va ou nous demandera de réenregistrer certaines parties. »

« Vous êtes de Vendée. C’est une terre hard-core. »

« Autour de Rennes et Nantes il y a un gros vivier hard-core. La Vendée est très punk. »

« Vous venez d’une assez petite ville. »

« Il y a 25000 habitants quand même. On y fait jouer des groupes. »

« Pourquoi ne parle-t-on pas trop de la scène hard-core ? »

« Les médias boudent le hard-core car le mouvement est politique. »

« On a quand même parlé de vous dans Ouest-France. »

« C’est vrai. Du fait que nous organisons des concerts Ouest France a vu que nous avions fait pas mal de choses. A Challans nous avons au moins 200 personnes à chaque concert. »

« La Vendée reste une terre conservatrice ? »

« Plus dans les terres, moins sur la Côte car ça brasse pas mal de gens. Du coup les mentalités s’ouvrent. Et puis les gens de la Côte vont plus en concert. »

« Même si vous n’êtes pas des prêcheurs vous êtes engagés est-ce que vous pensez qu’un groupe peut faire bouger des choses ? »

« A fond. Tu peux évidemment faire changer les mentalités. C’est clair. »

« Est-ce que le Hellfest aide les groupes locaux ? »

« Oui Yoann décide de ce que va être l’affiche et regarde ce qui se passe dans le coin. Les gens du Hellfest viennent du hard-core. On sent clairement le soutien du Hellfest pour la scène locale. »

« Quand tu passes à la Hellstage le but c’est ensuite de passer sur les plus grosses scènes du festival ? »

« C’est de passer à la cathédrale : la Warzone. »
 
Critique : Pierre Arnaud
Vues : 2438 fois