Live Report

TIM « RIPPER » OWENS - Korigan - Luynes - 13/09/2014

 
Après un concert quasi sold-out en 2012 dans cette même salle du Korigan, Tim « Ripper » Owens est de retour pour faire parler la poudre ! Cette année, pas de promotion d'album pour le chanteur, mais une date particulière en ce samedi 13 septembre, car, en effet, il s'agit de l'anniversaire du « Ripper ». Après le désistement du groupe local Messalia, l'affiche reste attractive avec le retour des voisins de Style Trip, des Turcs Vengeful Ghoul et des Irlandais Sandstone (déjà présents il y a deux ans).

Attendu de pieds et oreilles fermes, Style Trip déboule sur scène pour nous présenter son deuxième album en date, intitulé « Flying With Pain ». Après sept ans d'attente, le successeur de « Gargoyles In Nightmare » est enfin disponible et très bien représenté ce soir avec sept titres sur dix (cf. setlist). Damien (chant et basse) en tête semble sur-motivé et la joie se lit au fur et à mesure du concert sur les visages des musiciens. Même si on peut regretter l'absence de Julien (clavier), les deux gratteux, Guillaume et Nico, se régalent et se livrent de duels dantesques. Toutefois, même si les guitaristes sont d'excellents solistes (Nico en quasi guitar hero sur le titre « Rising Sun »), les parties rythmiques de chaque morceau dépote un max ! Très bon retour sur scène de nos régionaux de l'étape, malgré un line-up encore inédit et à affiner en live.

Setlist Style Trip :
1. Anger (Flying With Pain)
2. At the gates of death's land (Flying With Pain)
3. Flying with pain (Flying With Pain)
4. Poltergeist (Flying With Pain)
5. Rising Sun (Gargoyles In Nightmare)
6. Never (Flying With Pain)
7. Ready to fight (Gargoyles In Nightmare)
8. Like a hero (Gargoyles In Nightmare)
9. In the name of life (Flying With Pain)
10. Lightning view (Flying With Pain)


On enchaîne avec le groupe Vengeful Ghoul. Venu tout droit d'Istanbul, le quintet turc officie dans un registre power thrash metal efficace, mais assez basique. Malgré une volonté louable de bien faire, on regrettera tout de même les gros problèmes de son dont va souffrir Emre (chant), pendant tout le show. Cela est d'autant plus regrettable que ses parties vocales deviendront de plus en plus difficilement appréciables au fur et à mesure de leur set. La structure des morceaux, sans être mauvaise, semble être calquée dans le même moule avec des bons soli d'Ozgür (guitare), mais un tantinet longuets. Prestation correcte, mais avec des circonstances atténuantes.

On passe au cran supérieur avec les habituels openers de Tim Owens. Sandstone arrive sur scène, mais nous sentons d'entrée que la soirée va être longue et laborieuse pour les Irlandais. En effet, le problème de son ne semble toujours pas réglé et les deux gratteux ne prennent pas de gants pour le faire savoir à un ingé-son qui fait ses débuts au Korigan ce soir. Sacré baptême du feu ! Soupes à la grimace et énervement palpables, voici le programme scénique du combo. Quel dommage car leur musique a vraiment du caractère et navigue entre un hard FM couillu et un prog metal de haute volée. Le très bon chant de Sean sera gâché par un tirage de gueule incessant ; ce dernier mettant même en œuvre sa menace de quitter la scène si le son ne s'améliorait pas. Sitôt sitôt fait, le groupe quitte un public certes déçu, mais compréhensif. Malgré tout, la déception prédomine car en façade le son était correct.

Setlist Sandstone (certainement non jouée en intégralité) :
1. Almost Grateful (Delta Viridian)
2. Leaning on an arrow (Cultural Dissonance)
3. Happy birthday (Purging The Past)
4. America (Tides Of Opinion)
5. Castles
6. Y (Purging The Past)
7. Son of Carthage (Purging The Past)
8. Vitruvian man (Delta Viridian)
9. On fire

Place au maître de cérémonie de la soirée, à savoir Tim « Ripper » Owens. Accompagné du même line-up que Sandstone, nous espérons que leur agacement se soit un peu estompé. Nous sommes assez rapidement rassurés, car même si ce n'est pas l'extase, le frontman prend cela avec humour « le son devient meilleur, voilà un beau cadeau d'anniversaire ! » rigole-t-il. Très en voix et en communion parfaite avec un public qui le lui rend bien, la soirée prend vraiment une très belle tournure : setlist quasi best-of, interprétation parfaite et fans en furie ! Les puristes regretteront peut-être l'absence de titre de son ère Iced Earth, cependant, les tueries que sont « The Ripper », « Painkiller » ou « Living after midnight » de son autre ère (pas la peine de préciser laquelle) ne laisseront aucun survivant. Dommage que le public soit moins nombreux qu'il y a deux ans ; mais bon, les absents ont toujours tort, n'est-ce pas ?! Quoi qu'il en soit : happy birthday to you Ripper \m/

Setlist Tim « Ripper Owens » :
1. Jugulator (Judas Priest)
2. The Ripper (Judas Priest)
3. Diamonds & rust (Joan Baez cover)
4. Dead meat (Judas Priest)
5. Cathedral Spires (Judas Priest)
6. Painkiller (Judas Priest)
7. The green Manalishi (with the two pronged crown) (Fleetwood Mac cover)
8. Abigail (King Diamond cover)
9. Lost and found (Judas Priest)
10. Scream machine (Beyond Fear)
11. Metal Gods (Judas Priest)
12. Bullet train (Judas Priest)
13. Starting over
14. Blood stained (Judas Priest)
15. Burn in hell (Judas Priest)
Rappel :
16. Death row (Judas Priest)
17. One on one (Judas Priest)
18. Living after midnight (Judas Priest)
 
Critique : Secret Sfred
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