Live Report

EVERGREY - 30.10.06 Transbordeur (Lyon)

 
Les Suédois sont de retour en France. Leur dernière apparition datait de mai 2005.
Cette tournée avait fait une halte à Lyon et les fans doivent encore très bien s’en souvenir, en raison d’un public clairsemé et d’un Tom S. Englund amoindri pour cause de maladie.
Après un album accueilli de manière mitigée plus par le fans que par la presse (quoique), Evergrey revient en terre rhodanienne pour son « Monday morning apocalypse tour », en espérant que les inconvénients de leur précédent passage soit vraiment de l’histoire ancienne.

Autant être clair d’entrée, heureusement que Tom est en voix, sinon c’était bis-repetita pour ce nouveau concert.
En effet, le Transbo est ce soir dans sa configuration club (environ 300 personnes). Tout comme cela avait été le cas -et cela est tout aussi incompréhensible pour votre serviteur- pour le concert de Gammaray en 2005, pour le « Majestic tour ». Triste…

Enfin bon, on se rassurera en se disant que nous avons droit ce soir à un concert intimiste et que pouvoir approcher le groupe d’aussi près n’est sûrement pas donné à tout fan.

Le concert démarre par un groupe local nommé Arkeronn, composé de 6 membres (chanteur, bassiste, clavieriste, batteur et deux guitaristes) officiant dans un registre heavy metal 80’s à la Maiden / Helloween.

Setlist Arkeronn :
1. Death is not far (Rain Of Blood)
2. Heart of angel
3. Since the fire of stream (Rain Of Blood)
4. Luminus war (Rain Of Blood)
5. The evil that men do (Iron Maiden cover)
6. Rain of blood (Rain Of Blood)


On enchaîne dans un tout autre registre avec le groupe de death mélodique Avatar. Curieux cette (vraie) première partie tant dans le fond que dans la forme. Le metal proposé par ces jeunes gens n’a en effet rien à voir avec celui proposé par la tête d’affiche.
La raison à cela doit sûrement venir de la nationalité commune des deux groupes. En même temps, ce n’est pas forcément dérangeant (sauf quand, comme ici, c’est radicalement deux styles opposés) car on n’est pas là pour assister à un concours de l’Eurovision (M. Drucker, je ne vous salue toujours pas).
Energiques ! Voilà le qualificatif qui sierait le mieux à Avatar. Dès l’entrée sur scène, on se rend vite compte que ça va bouger, autant scéniquement que musicalement. Evidemment, la musique proposée ne fera pas forcément des fans du côté de ceux d’Evergrey, loin de là même, mais on ne peut occulter la bonne humeur et l’envie communicatives dégagées par ces teenagers (19 ans de moyenne d’âge). C’est donc plutôt vers leurs compatriotes d’In Flames qu’il faut se tourner pour caractériser Avatar. D’ailleurs, certaines rythmiques mélodiques ainsi que certains soli donnent beaucoup plus de charme et d’intérêt que certains beuglements de Johannes. Car à vouloir certainement bien faire, le frontman ne se rendra pas compte que ce soir, puissance aura rimé avec nuisance. Dommage.
Leur set se clôturera sèchement avec trois morceaux passés à la trappe, sûrement dû à un timing trop serré à respecter.

Setlist Avatar :
1. Bound to the wall (Thoughts Of No Tomorrow)
2. Last one standing (Thoughts Of No Tomorrow)
3. My shining star (Thoughts Of No Tomorrow)
4. Stranger (Thoughts Of No Tomorrow)
5. My lie (Thoughts Of No Tomorrow)
6. Slave hive meltdown (Thoughts Of No Tomorrow)

7. And I bid you farewell (Thoughts Of No Tomorrow) (non jouée)
8. War song (Thoughts Of No Tomorrow) (non jouée)
9. The skinner (Thoughts Of No Tomorrow) (non jouée)

Retour au calme avec la tête d’affiche de la soirée. Enfin calme, tout relatif, disons plutôt que Evergrey nous démontre que puissance et hurlement ou saturation ne sont pas forcément liés.
Que ce soit par des morceaux speeds ou des mid-tempos, ce qui se dégage de ce groupe est tout simplement impressionnant. La voix de Tom, car oui je le répète, ce soir le frontman n’est pas malade (!), et les rythmiques tonitruantes auraient pu briser le toit du Transclub, comme en rigole le chanteur pendant son set.
Les éclairages sont à peu près corrects, dommage que Rikard et Jonas, respectivement clavieriste et batteur, du groupe soient dans une quasi obscurité constante. Le son, quant à lui, était plutôt bon et retranscrivait bien le magnifique timbre de Tom et la lourdeur musicale de certaines compos.
Le groupe est donc en configuration intimiste et ce n’est finalement pas plus mal par rapport à la musique proposée. Il y a une véritable osmose entre le groupe et son public, d’autant plus que le leader ne se retiendra pas pour taper la discute ou faire chanter des fans qui ne semblaient n’attendre que cela. Agréablement loquace, musicien émérite, chanteur extraordinaire, c’est carton plein pour Tom S. Englund et son groupe ce soir. Rajouter à cela une setlist aux allures de véritable best-of, avec un rappel d’anthologie et une séance de dédicaces en toute décontraction en fin de show et vous obtiendrez une bien belle soirée offerte par un groupe simple et talentueux qui mérite à être encore plus connu.

Setlist Evergrey :
1. Solitude within (Solitude Dominance Tragedy)
2. End of your days (Recreation Day)
3. As I lie here bleeding (Recreation Day)
4. The great deceiver (Recreation Day)
5. In remeberance (Monday Morning Apocalypse)
6. Till dagmar (Monday Morning Apocalypse)
7. Still in the water (Monday Morning Apocalypse)
8. Monday morning apocalypse (Monday Morning Apocalypse)
9. Mark of the triangle (In Search Of Truth)
10. Blinded (Recreation Day)
11. More than ever (The Inner Circle)
12. I’m sorry (Recreation Day)

13. When the walls go down (The Inner Circle)
14. Recreation day (Recreation Day)
15. A touch of blessing (The Inner Circle)
16. The masterplan (In Search Of Truth)
 
Critique :
Date : 2006-11-14 16:23:41
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