Chronique

JOHN 5 - THE ART OF MALICE / Mascott records 2010

Ah Monsieur John 5 ! J'ai toujours beaucoup apprécié ce guitariste qui au coté de noms comme David Lee Roth, Rob Halford (Two), Marilyn Manson, ou bien dernièrement Rob Zombie, m'aura régalé de ses idées innovantes voir étincelantes. Il nous revient aujourd'hui en solitaire, pour un 5eme opus, qui sera mon baptême.

« The nightmare unravels » va être la mise en bouche attendue. Un titre bien balancé qui permet d'attaquer très fort cet opus. John nous démontre un très joli jeu de guitare entre passage technique d'autre dissonant et mélodie subtile et agréable. Avec « The art of malice » on change de registre totalement avec une sorte de démonstration entre la BO de film, le jazz, le blues et des plans techniques. Bref un court passage étonnant mais pas moins intéressant.
« All will or spite » reprend le métal avec encore une fois de très belles idées de 6 cordes. Actuellement le meilleur passage de cet album. La suite avec « J,W » est encore un moment des plus étonnant une sorte de blues country joué en son clair à 1000 à l'heure. Pourquoi pas !?
« Ya dig? » attaque très fort de manière martiale puis se poursuit en un boogie dévastateur qui envoi des pieds comme c'est pas permis !! Bien sur on peut penser à Joe Satriani ou bien Steve Vai, mais John 5 à assez de personnalité pour s'en tirer avec beaucoup d'honneur. « Can i live again » débute sur une sorte de ballade acoustique plutôt pesante. Digne d'une BO de bon vieux western elle s'écoute avec admiration et respect total. Une réussite totale qui m’a mis en émoi.
Poursuivant son manège des changements de registres « Portrayed as unremorseful » refait donc du métal qui passe bien mais semble peut être un peu moins inspiré. Reste comme toujours de super plan de fin technicien ! « Steel guitar rag » est comme on peu s'y attendre à l'opposé de ce qu'on vient d'entendre. Quelques secondes au calme pour ce voyage dans l'Amérique profonde. En tout cas quelle maîtrise!
Un peu de puissance et sombre et malsaine avec « Wayne county killer », pour un instrumental dérangé comme l'est l'homme de notre hommage. Sans plus attendre le calme revient à nos oreilles pour un « Factured mirror » folklorique reposant, puis enivrant.
« The S-lot » pourrait faire penser à du Freak Kitchen, puis à du Bumblefoot, pour finalement nous offrir une belle démonstration pleine de saveur et de mélodie. Encore du très grand art !! On termine notre affaire par « The last page turned » en acoustique qui n'est pas sans rappeler ceux de Led Zeppelin au début des 70'. Une extraordinaire pièce pour terminer un album des plus intéressant au voyages multiples et variés pour un dépaysement total.

Conclusion : pour ce baptême j'avoue avoir était surpris et très agréablement emballé par les idées variées et lumineuses de notre guitare héros ! Un album très bien fichu qui devrait plaire aux amateurs de beau jeu !
 
Critique : Guillaume
Note : 8/10
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