Chronique

WOLFPAKK - WOLFPAKK / AFM Records 2011

A travers sa bio, WOLFPAKK est annoncé comme un regroupement de talent : Tony Martin (Ex-Black Sabbath), Jeff Scott Soto (Ex-Y. Malmsteen, Talisman), Rob Rock (Impelitteri), Mark Boals (Ex-Y.Malmsteen), Nils Middelhauve (Xandria), Ferdy Doernberg (Axel Rudi Pell, Rough Silk)… la liste des invités est aussi longue que votre bras et forcément ça impressionne. Ils ont tous répondus présents pour la grosse bamboula et c’est déjà énorme pour appâter l’auditeur lambda qui pourrait se laisser envouter par tant d’invités. Remettons les choses dans leur contexte, l’album sort fin août, au retour des vacances, les médias comme des vautours avares de chairs fraîches salivent de plaisir devant les albums qui déferleront jusqu’à la fin de l’année. Maintenant, c’est mon tour de vous dire ce que j’en pense.

Michael Voss (Ex-Casanova, Mad Max) et Mark Sweeney (Ex-Crystal Ball) sont les pères fondateurs de WOLFPAKK et sont également les principaux vocalistes de cet opus. Se connaissant de longue date, l’idée de faire un album est devenue une idée fixe. Michael ayant travaillé pour l’album solo de Mark en 2009, ce rapprochement a concrétisé ce qui n’était qu’une simple envie. Dès lors, ces amoureux transits ont scellés ce désir d’unir leur talent pour créer un album de grande envergure. Le but étant de faire appel à des invités et de respecter leur identité musicale. Fort d’un vaste réseau de contact, le clan des M&M s’entourent de 30 musiciens à qui ils font appel pour enrichir leur bébé. Tant de talents réunis sur ce berceau qui n’est pas sans rappeler les fées bienveillantes du conte de Perrault.

Vous imaginez bien que par ce moyen toutes les perfections imaginables sont déployées pour cet album. S’il est vrai que rien est à jeter dans cette super production, il ne faut pas oublier qu’avoir des guests, c’est une chose, faire preuve de talent, c’est tout autre chose. A ce jeu là, nos M&M favoris ne s’en sortent pas trop mal bien que l’originalité n’est pas de la partie.

Cet All-Star Band débute par un Sirens très mélodique. Petite déception, WOLFPAKK décrit comme étant le nec plus ultra de cette rentrée 2011, je m’attendais à mieux. Par la suite, je ne serais pas déçue. Effectivement, Lost sort du lot, par son intro qui monte crescendo, des riffs qui pleuvent en cascade. L’ajout d’une ambiance orientale est surprenant quoiqu’appréciable. Premier titre qui nous amène dans cet état de grâce et se termine par un lyrisme envoutant.
Changement radical avec Slam Down The Hammer qui bombarde des riffs tout azimuts, les chœurs allient puissance et lourdeur. Les amateurs de musique épique seront aux anges avec The Crow. Un titre crée pour devenir un grand classique du groupe. Wolfup est une instrumentale pratiquée sur guitare acoustique qui démontre le savoir faire de nos amis gratteux. S’en suit, un Let Me Die inspiré et boosté, principalement caractérisé par son chant et une alternance entre parties assez pêchues et plus calmes qui fera le bonheur de tous les amateurs. Avec Reptile’s Kiss et Ride the Bullet, l’album est enrichit par du Hard Rock. Une rythmique qui tambourine, mélodies accrocheuses et acérées, voix rocailleuses, what’s else ?...

Wolfony est la pièce maitresse de cet album, l’instant où le groupe a mis le paquet pour démontrer une fois pour toutes ce qu’ils ont au fond du slip. Enorme travail sur les arrangements la recherche harmonique est à son paroxysme. Avec une grande ingéniosité, les riffs sont incisifs et se mêlent à la batterie qui pour l’occasion se déchainera. Bon travail de la part du batteur, Gereon Homann (Eat the Gun). A mi-parcours, rien ne va plus, le tempo se stabilise pour mieux repartir avec un passage instrumental joué par un orgue qui laissera la place à un solo de guitare sur lequel quelques bribes de paroles en latin résonneront. Et le point final sera laissé au hurlement d’un loup. Juste parfait.

Avec WOLFPAKK, les bêtes sont lâchées… Vous allez manger du heavy sous toutes les déclinaisons possibles (mélodique, hard rock, symphonique, speed metal) avec un son puissant, des titres variés et toujours efficaces. Capable de surprendre, ce groupe commence par des préliminaires désespérant avant de faire envoler l’auditeur au septième ciel.
 
Critique : Alisia
Note : 8/10
Site du groupe : Site Officiel
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